Assassin's Creed III (PS3) // Le DLC « La tyrannie du Roi Washington »

Un DLC intriguant car on y retrouve Connor qui se réveille dans son village indien près de sa mère, qui normalement est décédée. Il n’y comprend plus rien et nous non plus. Il apparaît qu’il se trouve être dans une espèce de monde parallèle où George Washington a pris possession d’une pomme d’Éden, s’en est fait un sceptre et est devenu un tyran super méchant qui s’est auto-proclamé Roi des États-Unis.

Pas grave, Connor va s’en charger !

A ce titre j’ai trouvé dommage qu’on ne reparle pas de la culpabilité de Washington dans l’attaque du village ayant coûté la vie à sa maman dans la réalité.

Ce DLC est une aventure ma foi assez sympa à suivre grâce à son scénario efficace. Connor est toujours cool et intéressant à écouter et observer. Les développeurs ont viré toutes les frustrations du jeu original : on peut dorénavant se téléporter au début de la mission suivante, et arrivé en ville on obtient un pouvoir de vol (oui, oui!) raccourcissant énormément les déplacements en cours de mission.

Les développeurs ont cependant laissé les objectifs secondaires à la con de type Fedex (« rejoins les 5000 points indiqués sur la map gigantesque à pied stp ») et ont mis un trophée pour ceux qui accepteront cette mission ; je leur souhaite bien du courage, je suis heureux de vous dire que je ne suis pas tombé dans le panneau cette fois.

En nous permettant de nous concentrer sur l’intrigue et l’action grâce à la téléportation et au vol, les développeurs nous mettent aussi comme jamais auparavant devant les limites de leur jeu : la proposition ludique d’Assassin’s Creed, dans ce DLC comme dans les jeux précédents, est ultra pauvre. Les combats sont simplistes (mais relativement jolis à regarder), l’escalade aussi, les courses-poursuites aussi… j’ai été pris dans l’histoire, bien rythmée, mais je la vivais à travers des passages ludiques plus ou moins médiocres.

Il n’y a jamais aucun challenge qui nous fasse jouer avec finesse. Les chiens qui nous repèrent, nouveauté de ce DLC, se passent de manière déconcertante : planqué dans un buisson, on jette à nos pieds de la bouffe et le chien nous laisse tranquille. C’est basique, c’est enfantin, c’est simpliste.

Je me rappelle la mission où il s’agit d’accomplir des actes de terrorisme dans New-York pour « soulever le peuple » ; sur la carte est indiqué l’emplacement de tous les crimes qu’on peut commettre, et en fait le soulèvement du peuple n’est qu’une jauge qui une fois remplie rend accessible la mission suivante :-/

Assassin’s Creed est dépourvu de ce génie qui lui permettrait de nous immerger vraiment dans son histoire avec le jeu. Son challenge n’a à la fois pas de difficulté et n’est pas non plus de caractère à nous faire vivre l’action un peu plus proche de Connor et de ses enjeux à lui.

C’est une proposition ludique superficielle et assez vaine malheureusement.

Verdict = ok

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