Bien ou mal traduit ?

TRADUCTION_NB.png, oct. 2021

 

Voici mes appréciations de la traduction française des vidéogiciels que je chronique, en citant la boîte de traduction et les traducteurs quand ceux-ci sont crédités ! Évidemment je n’évoquerai pas les vidéogiciels français.

 

Liste mise à jour le 1er juin 2024.

 

> Dementium II HD (PC)

Boîte : ???

Peut-on se fier à la traduction et est-ce qu’on y croit : non

Il s’agit d’une traduction incomplète. Certains textes, au cours de l’aventure ou dans les menus, restent en Anglais. Les menus traduits le sont très, très mal ; les textes au cours de l’aventure qui ont bénéficié d’une traduction sont par contre tout à fait intelligibles en Français.

 

> The Fall : Part 2 – Unbound (PC)

Boîte : WORDS OF MAGIC

Peut-on se fier à la traduction et est-ce qu’on y croit : oui

Bon alors honnêtement je suis un peu mitigé. Cette traduction n’est pas exempte de fautes. Ils ont écrit « intéractive » avec un accent aigu. C’est la seule dont je me rappelle mais définitivement pas la seule que j’ai rencontrée. J’ai questionné parfois les termes choisis. Et je n’ai globalement rien compris à l’histoire et à ses dialogues. Pour autant, je laisse à cette adaptation le bénéfice du doute car les gens de WORDS OF MAGIC sont très sympas et accessibles. Je les attendrai cependant au tournant lorsque je ferai un autre VG traduit par eux – moins perché que celui-ci, c’est tout ce que je me souhaite.

 

> MDK (PS)

Boîte : ???

Peut-on se fier à la traduction et est-ce qu’on y croit : non

À partir du moment où « bateau » est employé à la place de « vaisseau » pour un vaisseau spatial, je pense que l’on a une assez bonne idée de la qualité du job effectué par les traducteurs.

 

> Gabriel Knight : Sins of the Fathers : 20th Anniversary Edition (PC)

Boîte Traducteur : Patrick Barré

Peut-on se fier à la traduction et est-ce qu’on y croit : non

Le remake de 2014 a fait l’objet d’une toute nouvelle traduction ; ce qui semble logique quand on considère que certains dialogues et/ou textes ont été ajoutés, modifiés ou supprimés. Le jeu de mot de Grace (voir ci-dessous) a survécu à cette version et trouve enfin une adaptation française : « je suis désolée, mais Gabriel est impossible… je veux dire, il est indisponible ». Pour autant, la phrase suivante retraduit paresseusement le « do better » en « mieux faire »… Et l’une des premières phrases de Grace est pire dans cette version que dans l’originale à mon sens. « It lives, I see. Do you want to speak with “Lolita” ? » C’est ce que Grace dit à Gabriel juste après avoir décroché le téléphone et commencé à répondre à sa conquête féminine. Le remake traduit ça en : « C’est vivant, je vois. Veux-tu parler à “Lolita” ? » Tandis que l’original traduisait en : « C’est dur à ce que je vois. Veux-tu parler à “Lolita” ? » Honnêtement je trouve les deux adaptations mauvaises, mais autant la seconde a vaguement un sens, autant la première (celle du remake) est une traduction littérale qui ne veut strictement rien dire en Français. Donc je suis navré pour le traducteur crédité mais je pense que je vais zapper son travail à lui aussi et rester sur l’Anglais. Pour développer un petit peu, j’ai moi-même du mal à comprendre ce « it lives, I see » ; je pense que le traducteur n’a pas compris non plus et qu’au lieu de se renseigner auprès du développeur (ou peut-être n’en a-t-il pas eu la possibilité), il a traduit littéralement faute de mieux. Dans tous les cas, cela me donne à peu près zéro confiance dans l’adaptation française du remake, car si je ne peux pas compter sur la VF pour éclaircir ce que je ne comprends pas dans la VO, à quoi bon ?

 

> Gabriel Knight : Sins of the Fathers (PC)

Boîte : ???

Peut-on se fier à la traduction et est-ce qu’on y croit : non

Pratiqué même pas une heure et déjà consterné par la traduction de cette œuvre de 1993. Exemples. « I’m sorry, but Gabriel is a lout… I mean, he’s out. » Grace, l’assistante de Gabriel, répond à l’une de ses conquêtes féminines au téléphone, et sous couvert de se tromper de mot (« is a lout » au lieu de « is out »), se moque de son patron. « A lout » en Anglais, c’est un goujat, un mufle. « To be out » signifie être sorti, être absent pour le moment. Il y a donc un jeu de mot plutôt bien vu ! La traduction française maintenant. « Je suis désolée, mais Gabriel est pris… Je veux dire il est sorti. » Euh… C’est nul ? Grace conclue ensuite la conversation téléphonique. « Yeah, if he ever comes back, I’ll tell him. You know, you could do better. I know I don’t know you, but you could do better. » Grace se permet de dire à la conquête de Gabriel qu’elle ne sait rien d’elle mais qu’elle pourrait « do better ». Ce que la version française traduit par « faire mieux ». « Oui, je le lui dirais à son retour. Vous savez, vous pouvez faire mieux. Je ne vous connais pas, mais vous pouvez faire mieux. » C’est une traduction littérale qui n’a pas beaucoup de sens en Français. « Do » en Anglais peut signifier « coucher avec » ; mais même sans voir ce sens-là, « do » est un verbe au sens beaucoup plus large que « faire  » en Français. Grace veut dire à la conquête de Gabriel qu’elle vaut mieux que coucher avec un rustre comme Gabriel et s’enticher de lui par-dessus le marché, qu’elle pourrait se trouver un meilleur parti, un meilleur coup, une meilleur mec… J’entends tout cela dans le « do better », et je trouve le « faire mieux » vraiment pauvre à côté. Notons aussi le « dirais » avec un « s » alors que c’est du futur simple… Enfin, dernier exemple. Grace tend à Gabriel son nouvel enregistreur de poche. « I can’t wait to see what human rights you violate with this one. » Ce qui signifie littéralement : « j’ai hâte de voir quels droits de l’homme tu bafoueras avec ce truc ». On nous donne à la place : « je me demande quelle loi tu as enfreint cette fois-ci avec ça ». N’importe quoi… En résumé, cette traduction me semble être un carnage total et je ferai le VG en Anglais.

 

> Dark (PC)

Boîte : EVOCATI (Geoffroy Marty, Jean Bury, Jérémie Kermarrec et Matthieu Duborper sont crédités)

Peut-on se fier à la traduction et est-ce qu’on y croit : oui

Je n’ai relevé absolument aucune erreur et j’ai souvent trouvé les expressions anglaises super bien traduites en Française. Bravo !

 

> Driver : San Francisco (PC)

Boîte Traducteurs : Bruno Porret, François Yaigre, Stéphane Brel, Xavier Vibert

Peut-on se fier à la traduction et est-ce qu’on y croit : oui

Globalement très bien. J’ai relevé seulement deux erreurs : un objectif mal formulé et une traduction erronée (a priori) dans un dialogue : ils ont vraisemblablement traduit « when I snapped » par « quand j’ai claqué des doigts » alors que dans le contexte c’était plutôt « quand j’ai quitté mon corps » (le héros a le pouvoir de transférer son âme de corps en corps). Mais honnêtement c’est l’exception qui confirme la règle : tout m’a semblé très compréhensible et les moments comiques m’ont fait rire de bon cœur.

 

> Far Cry 3 : Blood Dragon (PS3)

Boîte : LA MARQUE ROSE (Nicolas Moya et Thomas Sénécail sont crédités)

Peut-on se fier à la traduction et est-ce qu’on y croit : oui

Je n’ai trop rien à redire sur la version française. Les blagues ne m’ont pas souvent fait rire mais je ne crois pas que ce soit le fait de l’adaptation. Il me semble que les traducteurs ont fait un bon travail.

 

> Amanda the Adventurer (PC)

Boîte : ALLCORRECT (Charlatte Sibylle est créditée)

Peut-on se fier à la traduction et est-ce qu’on y croit : oui

J’ai trouvé les textes et les sous-titres en Français très naturels. Parfois le VG nous demande de saisir du texte, et le nombre de cases est adapté au mot français. Il n’y a que le générique que j’ai trouvé traduit un peu n’importe comment, avec des tas de fautes. Mais très sympa sinon.

 

> The Fall (PS4)

Boîte : WORDS OF MAGIC (relecture et complément de traduction, la traduction originale étant signée Jennifer Goodwin)

Peut-on se fier à la traduction et est-ce qu’on y croit : oui

Dans ma critique j’ai cité deux ou trois occurrences d’erreur dans la traduction, mais la grande quantité de texte m’a semblé bien traduite et bien écrite dans l’ensemble. Je crois que la suite a été traduite dès le départ par WORDS OF MAGIC, aussi je serai curieux de voir si c’est mieux ou équivalent. Une adaptation imparfaite mais que je ne me sens pas de saquer tant elle fait le job 90% du temps.

 

> Paper Dolls : Original (PS4)

Boîte : ???

Peut-on se fier à la traduction et est-ce qu’on y croit : non

La traduction française est incompréhensible et impraticable. Malheureusement j’ai l’impression que c’est souvent le cas avec les vidéogiciels asiatiques indépendants…

 

> Whispering Willows (PS4)

Boîte Traducteurs : Geoffrey Wood, Nicolas Darmaillacq, Sabine Clement

Peut-on se fier à la traduction et est-ce qu’on y croit : oui

Mon verdict est positif car la plupart des textes m’ont semblé très bien traduits. Je mets cependant un gros bémol sur la traduction d’une phrase dans le tutoriel et aussi sur la traduction des trophées, tout bonnement calamiteuse (voir ma critique du VG). Mais ce sont des textes qui n’ont que très peu d’impact sur l’expérience au global et donc pour moi la traduction est bonne.

 

> Visage (PS5)

Boîte : GAME-SET

Peut-on se fier à la traduction et est-ce qu’on y croit : non

Je n’ai pas vu de contresens, ce qui est déjà bien, mais j’ai trouvé l’adaption française malhabile ou peu élégante. Il y a des tournures qui m’ont semblé peu naturelles ou peu françaises, comme : dans un texte des développeurs « minutieuse recherche » au lieu de « recherche minutieuse », dans une tirade une femme qui reproche en Anglais à son mari sa « cold indifference » apparaît en Français comme « froide indifférence » : les gens ne parlent pas comme ça, surtout des proches. C’est traduit littéralement et en l’occurrence je ne trouve pas cela pertinent. Je n’ai pas beaucoup apprécié cette traduction.

 

> Red Faction : Armageddon (PC)

Boîte : BABEL (Anaïs Renevey, Karen Gaudreau, Simon Polnicky-Racine, Reggie Gaston, Cédric Kessler)

Peut-on se fier à la traduction : oui

Les sous-titres ne m’ont pas posé problème, ni les menus, ni l’interface.

 

> Majin and the Forsaken Kingdom (PS3)

Boîte : AROUND THE WORD

Peut-on se fier à la traduction : oui

J’ai trouvé la voix du Majin excellente : elle transmet bien sa candeur, sa bonhomie, ses émotions pures (même sa colère à la fin). Les traductions de menus et les sous-titres m’ont toujours semblé cohérents, pertinents.

 

> The Mark of Kri (PS2)

Boîte : ???

Peut-on se fier à la traduction : non

La traduction des textes me semble très mauvaise. À leur décharge, ils sont peu nombreux : les voix sont entièrement doublées en Français et seulement 20% du doublage est sous-titré (quand on envoie Kuzo sur une colonne de lumière jaune et qu’il nous raconte alors une histoire). Ne me demandez pas pourquoi les nombreuses cinématiques ne sont pas sous-titrées, je n’en sais fichtre rien. Je critique ici les textes car j’ai trouvé les voix excellentes et drôles (l’ecclésiastique et son « jeune monsieur » sont impayables). Mais alors les textes… Entre les rares sous-titres se payant en plus le luxe d’être incomplets et les descriptions des défis tout bonnement à côté de la plaque pour certains, c’est un travail de cochon qui a été réalisé. J’ai cherché longtemps « le toit » sur lequel réaliser des éliminations silencieuses au chapitre 4, quand j’ai fini par comprendre que le VG voulait me faire réaliser des éliminations depuis une corniche, mais n’importe laquelle, il n’y avait pas un toit spécifique, ce qu’indique pourtant la formulation du défi traduit en Français.

 

> Stories Untold (PS4)

Boîte : LOC & LOAD

Peut-on se fier à la traduction : oui

« Forme d’onde » pour parler de la longueur d’onde semble erroné, et il manque un mot dans une phrase (« une foule DE gens »). Oui mais à part ça, l’adaptation m’a semblé hyper claire et cohérente. Donc je valide quand même !

 

> Football Game (PC)

Boîte Traductrice : Laurie Michel-Hutteau (coscénariste et traductrice non créditée, source)

Peut-on se fier à la traduction : non

Des fautes de syntaxe, des faux amis… Le VG a beau être très court, il y a de nombreuses erreurs dans cette traduction. Toutes les phrases ne sont pas ratées, loin de là, mais j’ai rapidement perdu ma confiance dans l’adaptation française.

 

> Scratches (PC)

Boîte : non créditée

Peut-on se fier à la traduction : non

Pas mal d’exemples de textes français incomplets, d’erreurs de traduction et de fautes. C’est compréhensible la plupart du temps mais c’est difficile d’avoir confiance au vu de certains passages.

 

> Wolfenstein (PC)

Boîte : non créditée

Peut-on se fier à la traduction : non

Les voix françaises sont pas mal du tout, par contre les sous-titres ne m’inspirent pas confiance car j’ai constaté au moins un gros contresens. Peut-être que j’exagère mais quand l’erreur est trop grosse après je n’y crois plus. J’en parle dans la galerie d’images de ma critique.

 

> Last Stop (PS5)

Boîte : non créditée

Peut-on se fier à la traduction : non

Encore une de ces traductions qui à des moments donne le change (on y trouve des expressions bien françaises comme « parle à mon cul, ma tête est malade »), et à d’autres moments donne au contraire l’impression d’ignorer le contexte ou d’être simplement bâclée (« films » est orthographié « filmes », un « elle » devient « il »…). Donc non je n’avais pas une grande confiance en l’adaptation, d’autant que les choix de réponses dans les dialogues (pour lesquels je n’avais pas la version anglaise orale pour vérifier le sens) m’ont souvent semblé obscurs voire incompréhensibles dans certains cas.

 

> Lake (PS5)

Boîte : LOCAL HEROES (Caroline Lautour a traduit, Manuel Deroulers a relu)

Peut-on se fier à la traduction : non

Les mots anglais « bills » et « bullcrap » sont traduits littéralement sans tenir compte du contexte, respectivement par « billets » (au lieu de « factures ») et par « étrons » (au lieu de « bêtises » par exemple – j’avoue ne pas avoir totalement compris ce passage mais je suis sûr qu’il ne faisait pas référence à de vrais excréments). À côté de cela, les films américains affichent leurs titres français officiels, et à plusieurs reprises des jeux de mot en Anglais sont bel et bien adaptés dans notre langue. Tout n’est donc pas à jeter dans cette adaptation, mais la présence de grosses erreurs m’a fait perdre confiance en elle.

 

> Kena : Bridge of Spirits (PS5)

Boîte : non créditée

Peut-on se fier à la traduction : non

Il y a au moins une erreur dans l’écran des différentes compétences à débloquer : « lancer » une bombe au lieu de « tirer une flèche dessus » ! Et souvent j’ai trouvé les traductions peu adaptées au contexte, comme si elles étaient choisies arbitrairement. Un solennel « renonce » de l’héroïne apparaît sous la forme d’un « laisse tomber » ; l’action pour « lâcher » une corniche à laquelle on est accroché est formulée en « délaisser »… Le registre de langue est très aléatoire, tout comme les mots équivalents choisis en Français. À mon sens, pas un travail pro, du tout.

 

> Humanity (PS5)

Boîte : SHLOC (Adeline Guichard-Lepetit, Cédric Tannay)

Peut-on se fier à la traduction : oui

Les textes m’ont semblé très bien traduits. Ça me surprend d’autant moins que les traducteurs sont crédités au générique ; signe pour moi que les gens derrière ce projet ont pris au sérieux sa localisation. Bravo !

 

> Little Nightmares (PS4)

Boîte : AROUND THE WORD

Peut-on se fier à la traduction : oui

Les seuls textes traduits sont ceux des menus (pause et principal). Il n’y a aucun texte dans l’aventure et quant au générique, celui-ci n’est pas traduit. Les menus sont bien traduits… Encore heureux me direz-vous, mais ce n’est pas toujours le cas !

 

> Omno (PS4)

Boîte : non créditée

Peut-on se fier à la traduction : oui

Les textes des manuscrits à ramasser m’ont paru très bien traduits, très bien écrits.

 

> Minit (PS4)

Boîte : LOC & LOAD

Peut-on se fier à la traduction : oui

Ma foi l’adaptation m’a semblé très bonne, compréhensible, intelligible, bien écrite.

 

> Foreclosed (PS5)

Boîte : non créditée

Peut-on se fier à la traduction : oui

Je n’ai pas constaté de problème dans l’adaptation. Je regrette que le caractère « œ » ne s’affiche pas dans le mot « œil », mais ça ne me suffit pas pour perdre confiance dans la traduction.

 

> Ghost of Tsushima (PS5)

Boîte : non créditée

Peut-on se fier à la traduction : oui

Je n’ai trouvé aucun problème de traduction dans les textes, qui m’ont tous semblé joliment adaptés.

 

> Uncharted 4 (PS5)

Boîte : non créditée

Peut-on se fier à la traduction : non

J’ai vu des traductions littérales inappropriées parfois, et à d’autres moments des traductions certes « naturelles » mais qui m’ont semblé trop familières (les « de Dieu ! » de Sully, à répétition). La plupart du temps la traduction semblait ok, mais je n’ai pas réussi à avoir confiance sur la durée. Par ailleurs, les sous-titres ont tendance à s’embouteiller les uns et les autres, et on ne peut pas désactiver le nom du locuteur, de fait la lecture n’est pas très confortable.

 

> Deliver Us The Moon (PS5)

Boîte : MOGI GROUP

Peut-on se fier à la traduction : non

Je suis tombé sur des énormes contresens voire des paragraphes qui n’ont pas de sens du tout. Certains textes m’ont paru difficilement compréhensibles. De nombreuses traductions sont sans doute correctes, mais au vu des erreurs trouvées il est clair que je n’ai pas pu me fier à la traduction. C’est la seconde fois que je pratique un projet MOGI GROUP avec une traduction peu fiable… Mine de rien je vais finir par pouvoir constituer une petite base de données des boîtes de traduction, au bout d’un moment !

 

> Assassin’s Creed : Rogue Remastered (PS4)

Boîte : ALT-MAJ (Philippe Colin, Nicolas Fanthou)

Peut-on se fier à la traduction : oui

Globalement aucun problème majeur à signaler. J’ai bien cru voir un mot traduit moyennement dans un sous-titre, mais ce n’était pas assez violent pour que je le note. Ça roule !

 

> Marvel’s Avengers (PS5)

Boîte : AROUND THE WORD

Peut-on se fier à la traduction : aucune idée

J’ai pratiqué Marvel’s Avengers en Anglais non sous-titré, je ne peux donc pas me prononcer sur la qualité de la traduction.

 

> Chorus (PS5)

Boîte : RIOTLOC (Eric Holweck, Bérangère Holweck, Sylvain Laborie)

Peut-on se fier à la traduction : oui

Je n’ai jamais pris l’adaptation en défaut je crois. Au contraire j’ai trouvé les phrases très bien amenées, ce n’est pas une traduction littérale mais une adaptation sensible et intelligente. En plus, le vidéogiciel crédite la boîte ET les traducteurs ! Fait suffisamment rare pour être souligné. Bravo !

 

> Saints Row : The Third Remastered (PS5)

Boîte : non créditée

Peut-on se fier à la traduction : non

Dès le générique (voir la galerie d’images dans ma critique) un contresens donne le « la » de cette adaptation. Pourtant tout n’est pas à jeter. Le trophée « par tout l’essaim » est un super jeu de mots avec le nom du gang. Reste que les sous-titres m’ont semblé malhabiles, à la fois dans leur traduction et dans la quantité de texte à lire à chaque seconde. D’ailleurs il aurait vraiment fallu produire un doublage français car la lecture des sous-titres en pleine action interactive est bien peu confortable.

 

> Black Mirror (PS4)

Boîte : non créditée

Peut-on se fier à la traduction : non

Un désastre. Certaines phrases de dialogues ne sont pas sous-titrées du tout. Certaines phrases sont restées en Anglais. D’autres ont été traduites avec des contresens. Je pense par exemple au petit-déjeuner écossais. David, le héros, dit en Anglais que sa mère « would be missing out » ; le sous-titre français indique qu’elle « aurait sauté le repas » ; il faut comprendre en réalité qu’elle « aurait raté quelque chose », dans le sens : le petit-déjeuner est très bon et sa mère aurait raté une occasion de se régaler. Le traducteur a totalement loupé le sens de « missing out » en Anglais… De façon générale j’ai trouvé la traduction très confuse, imprécise, malvenue, baclée ; tant et si bien que j’ai basculé les textes en Anglais à la moitié de l’aventure.

 

> Assassin’s Creed IV : Black Flag (PS4)

Boîte : GAME ON AUDIO (mais tous les individus sont crédités également)

Peut-on se fier à la traduction : oui

Chose rare, les crédits citent de façon exhaustive les personnes ayant participé à cette adaptation. Même si le nom de la boîte fait plutôt penser à un travail exclusivement de doublage, le fait est que la mention au générique est : « French version by GAME ON AUDIO ». Je suis donc tenté de penser qu’ils se sont occupé de l’ensemble de la traduction. La quantité de texte à traduire est relativement colossale donc je ne vais pas saquer tout le travail pour deux-trois exemples de maladresses… Mais elles sont là et m’ont compliqué la tâche d’accomplir les contraintes des missions scénarisées. Je ne peux cependant pas être 100% sûr que ce n’était pas le texte original qui était mal écrit… Donc je m’abstiens de « saquer » et préfère dire que globalement, les traducteurs ont fait un boulot correct car la grande majorité des textes sont parfaitement intelligibles. Pas fan cependant de leur adaptation des textes bourrés de fautes écrits par le personnage du Sage dans l’histoire. Le texte est proprement illisible. Il fallait retranscrire en Français l’illétrisme de l’auteur, certes, mais je crois que le juste milieu a été loupé par le traducteur…

 

> Assassin’s Creed : Liberation Remastered (PS4)

Boîte Traducteur : Christophe Pallarès

Peut-on se fier à la traduction : oui

De nombreuses voix sont en Français, même en version originale, logique puisque l’action se déroule en Louisiane. Je n’ai rien de particulier à dire sur la traduction. Je ne suis pas certain qu’elle ait été toujours 100% pertinente mais en l’absence d’exemples précis je préfère ne pas jeter l’opprobre sur ce monsieur dont le patronyme est visible au générique.

 

> The Gardens Between (PS5)

Boîte : non créditée

Peut-on se fier à la traduction : non

À vrai dire ce vidéogiciel ne comporte aucun texte à part les menus et le générique ! Ceux-ci sont traduits en Français, certes, mais c’est du Google Trad. Oui j’affirme qu’il faut s’appeler Google Trad pour écrire dans un générique « en mémoire de » plutôt que « à la mémoire de ».

 

> Subnautica (PS5)

Boîte Traducteurs : Raphaël Devaux, Paul Briffault, Mathéo Chazalet, Tristan Hottier, Corto Beau et Xavier Roger-Machart

Peut-on se fier à la traduction : non

Pas convaincu par cette traduction. La plupart du temps c’est compréhensible mais j’ai repéré des phrases qui ne voulaient rien dire, notamment dans les PDA de la famille Torgal. Globalement on comprend, 80% du texte doit être correct mais voilà, j’ai perdu confiance en l’adaptation. Vu la mention au générique « Community Translation Team » je suis tenté de penser que ce sont des bénévoles qui se sont chargés du taf… Ce qui me semble être une mauvaise nouvelle pour la profession dans son ensemble.

 

> What Remains of Edith Finch (PS5)

Boîte : non créditée

Peut-on se fier à la traduction : oui

Fait le job. Quelques jeux de mots traduits ne sont pas du meilleur effet, je pense à « c’est une histoire à tendre l’oreille » pour un jeu de mots à base d’oreille coupée an Anglais… Mais dans l’ensemble, c’est très compréhensible et les textes français sont par ailleurs parfaitement intégrés à l’image (important car c’est un vidéogiciel où le texte est matérialisé physiquement dans l’environnement 3D). Dommage que les traducteurs ne soient pas crédités.

 

> Quantum of Solace (PS3)

Boîte : pas trouvée (j’ai zappé le générique et n’ai trouvé aucune info sur internet)

Peut-on se fier à la traduction : oui

Il y a quelques textes osef dans le PDA de Bond qui m’ont semblé parfaitement intelligibles pour le peu que j’en ai lu. Quelques fautes de conjugaison, « ouvrez l’ascenseur » au lieu de « ouvrir l’ascenseur » pour la commande s’affichant devant un ordinateur à actionner. Rien de plus à signaler, la traduction fait le job (surtout les voix françaises en fait, même si interprétées sans grande conviction, faut dire vu la sensibilité du script…).

 

> Duke Nukem (PS)

Boîte : non créditée

Peut-on se fier à la traduction : oui

Oui c’est une super adaptation française, à mon sens, que celle de Duke Nukem. Les textes inscrits dans les décors sont traduits, avec souvent des expressions familières qui poserait des problèmes à un robot. Mais bon, à l’époque (en 1997), il n’y avait pas encore de robot traducteur ! Duke est même doublé en Français, avec une voix grave et profonde qui colle bien au personnage. Franchement joli boulot, j’aurais aimé savoir qui en est à l’origine. Pas les mêmes que sur Final Fantasy VII, ça c’est sûr !

 

> Home Sweet Home (PC)

Boîte : non créditée

Peut-on se fier à la traduction : non

Horrible traduction accumulant les fautes d’orthographe. La bonne compréhension du texte d’origine n’est absolument pas garantie ! Il y a même des documents entiers qui sont restés en Anglais (je précise que la langue d’origine est le Thaïlandais). Les développeurs ont sans doute confié l’adaptation au petit frère d’un membre de l’équipe qui faisait Français LV3 au collège.

 

> Resident Evil : Revelations 2 (PS4)

Boîte Traducteur : Francis Ishii

Peut-on se fier à la traduction : oui

En parcourant le DLC « Description d’un combat » tout récemment, j’ai pu constater que l’on a de vraies adaptations de phrase intelligentes et non de bêtes traductions littérales. Les vannes de Moira et Evgeny sont très drôles en conséquence. Bravo et merci !

 

> Crysis 2 (PC)

Boîte : non créditée

Peut-on se fier à la traduction : oui

Pas grand chose à reprocher à cette adaptation. Elle m’a semblé très compréhensible, malgré des voix françaises avec une façon de parler très américaine avec un stock apparemment infini de métaphores autour des jeux d’argent (on ne triomphe pas des aliens, non, on « rafle la mise »… comme si New-York dévastée était une table de poker). Pas fan du tout, mais cela vient sans doute de l’écriture originale et je ne vois pas bien comment les traducteurs auraient pu adapter différemment, ni d’ailleurs s’il était vraiment souhaitable de trouver d’autres images…

 

> Rise of the Argonauts (PC)

Boîte Traducteurs : Sébastien Lizon, Monia Kim

Peut-on se fier à la traduction : oui

Tous les dialogues (nombreux) sont doublés en Français et de façon plutôt convaincante. Dans l’ensemble je me suis bien senti dans la Grèce antique, notamment grâce au phrasé et au ton des personnages. Je mets un bémol sur ce qui m’a paru être un faux ami : un allié de Jason lui exprime toute sa « sympathie » quand celui-ci découvre la mort des membres de sa garde royale. Vous m’excuserez mais « sympathy » en Anglais signifie compassion et pas sympathie… Autre chose, mais je ne sais pas dans quelle mesure c’est la faute de la traduction ou de l’écriture originale : j’ai trouvé le défi de rhétorique très compliqué à réussir contre Phédon, car je ne comprenais ni la question ni les réponses disponibles… Mais je laisse le bénéfice du doute aux traducteurs qui ont, à mon sens, fait un super boulot d’ensemble m’ayant permis de pratiquer ce vidéogiciel en Français.

 

> Mafia (PC)

Boîte : non créditée

Peut-on se fier à la traduction : oui

Je n’ai pas trouvé la boîte ou le nom des personnes ayant produit cette adaptation. Je peux juste créditer Matthias Bellone comme « responsable localisation ». Les voix sont entièrement doublées en Français et les textes ne sont en fait jamais que les sous-titres et les menus. Il y a quelques unes de journaux traduites mais c’est tout. Reste que le script des voix françaises est top et le vocabulaire a été adapté de façon très pro (les femmes sont appelées « poules » par les gangsters). Vraiment je recommande, je n’ai eu aucun problème avec cette adaptation.

 

> Sumatra : Fate of Yandi (PS5)

Boîte : non créditée

Peut-on se fier à la traduction : oui

Mais qu’est-ce que c’est que ces studios indépendants, de toute évidence pleins de bonne volonté, qui ne créditent pas leurs traducteurs ? D’autant que comme pour In Sound Mind, la qualité de l’adaptation est là. Il y a bien deux ou trois fautes de frappe ou d’orthographe qui traînent, mais vraiment rien qui justifierait de se priver du Français. J’ai noté cependant à deux reprises que du texte se superposait, à des endroits où la version française tient sur plus de lignes que la version anglaise. C’est dommage, cela aurait dû être signalé aux développeurs et ceux-ci auraient dû corriger. En tout cas, un bravo aux traducteurs dont j’ai vraiment apprécié le travail sur ce titre.

 

> In Sound Mind (PS5)

Boîte : non créditée

Peut-on se fier à la traduction : oui

J’ai remplacé « bien traduit » par « peut-on se fier à la traduction », c’est moins péremptoire et après tout c’est à cela que je réponds. Pour Aegean j’aurais été plus à l’aise de me contenter de dire que je ne faisais pas confiance à la traduction. À partir de In Sound Mind je fais donc ainsi. Et super nouvelle, j’ai pu bel et bien faire confiance à cette adaptation française ! Je n’ai pas relevé un seul contre-sens de tous les sous-titres du vidéogiciel. Alors, à côté de ça, il m’a semblé que les tournures étaient un chouïa maladroite, comme si le traducteur, plein de bonne volonté, commençait son métier, et n’avait pas l’expression riche et fluide d’un pro installé dans son artisanat depuis plusieurs années. Mais franchement, je ne lui en veux pas ; je préfère un texte un peu gauche mais cohérent, intelligible, clairement humain, à des traductions robotiques ou qui ignorent le contexte. Ce n’est pas le cas ici. Dès l’introduction, on a une adaptation pas simple d’un monologue basé sur une expression anglaise : they say curiosity killed the cat ; well, I killed the cat ; curiosity only brought her to me. Le traducteur s’en est sorti en partant de l’expression française « qui s’y frotte s’y pique ». Plus tard, la chatte en question (bien vivante) réagit à une de nos énièmes caresses : the pet is strong with this one. Cela devient en Français « c’est un bon caresseur, celui-là ». Le sens est parfait, sauf que l’on perd la référence culturelle à la fameuse réplique de Star Wars : the Force is strong with this one… Une adaptation qui pourrait donc sans doute être améliorée, mais en laquelle on peut faire pleinement confiance pour comprendre l’histoire.

 

> Treasures of the Aegean (PS5)

Boîte : non créditée

Bien traduit : non

Je crains un peu d’être injuste sur ce coup… Certaines phrases et termes semblent très correctement traduits. Pourtant, j’ai bel et bien perdu confiance en la traduction dès la première heure, et des formulations bizarres par la suite m’ont conforté dans mon choix d’opter pour la version espagnole (Castellano) qui m’a semblé être soit la version originale, soit tout du moins très proche de la version catalane (qui pourrait être la version réellement originale étant donné que les développeurs sont basés à Barcelone). J’ai détaillé des exemples dans ma critique. Si j’avais à formuler une hypothèse, je dirais que peut-être, les traducteurs français ont travaillé à partir de la version anglaise (« scène de genre » semble vraiment venir de « genre scene » trouvé en Anglais) et que c’était une erreur, car certaines informations qu’on exprime en Français et en Espagnol sont perdues en Anglais ; de fait une phrase traduite de l’Espagnol vers l’Anglais, puis de l’Anglais vers le Français, peut à la fin manquer d’informations perdues entre l’Espagnol et l’Anglais. Certaines erreurs montrent quand même que les traducteurs ne se sont pas suffisamment intéressé au contexte (un personnage secondaire qui parle de lui même appuyer sur triangle, ça aurait dû les faire tiquer que le pronom n’est pas le bon). Toutefois c’est possible que globalement, la traduction Anglais vers Français réalisée ne soit pas si mal… Mon verdict reste cependant négatif car j’assume que des erreurs grossières de trad’ visibles dès la première heure décrédibilisent l’adaptation. Le fait que le caractère « œ » ne s’affiche pas, participe au sentiment d’une adaptation française bâclée… En tant que parano de la traduction, je ne peux donc pas valider le travail réalisé sur ce vidéogiciel, quand bien même tout ne semble pas à jeter.

 

> Ghostrunner (PS5)

Boîte : UNIVERSALLY SPEAKING et/ou ALTAGRAM

Bien traduit : oui

Une traduction qui m’a semblé très pro. Les menus sont traduits intelligemment. Le terme « ray tracing » a, à juste titre, été laissé en Anglais. Il y a bien quelques fautes d’orthographe (un « soit » au lieu d’un « sois », notamment), mais dans l’ensemble les textes ont belle allure en Français, les dialogues sont intelligibles.

 

> Infliction Extended Cut (PS5)

Boîte Traducteurs : Christophe Pallarès et Xavier Kemmlein

Bien traduit : oui

La traduction des textes m’a semblé très naturelle et artisanale, loin d’une traduction robotique. Les textes des menus et de l’interface sont eux assez mal traduits (des pronoms manquent par exemple : « utilisez touches directionnelles pour parcourir les menus ») mais c’est un moindre mal. Ce n’est apparemment pas une entreprise qui s’est chargé du travail mais deux traducteurs, crédités au générique. Bravo à eux. Je ne peux cependant que leur recommander de veiller à l’avenir à la qualité des textes des menus, car quand ils sont ratés ils donnent l’impression que toute la traduction a été faite n’importe comment, ce qui est loin d’être le cas ici.

 

> Corridor Z (PS4)

Boîte : aucune

Bien traduit : non traduit

Il faut comprendre l’Anglais pour ce titre, d’autant plus qu’on a de l’audio non sous-titrée.

 

> Judgment (PS5)

Boîte : KEYWORDS STUDIOS (Delphine Somma, Frédérique Fayard, Grégory Bardin, Hélène Roland, Pauline Aracil)

Bien traduit : oui

Une excellente traduction, très naturelle et soignée. En plus les traducteurs sont crédités personnellement, ce qui est rare et honorable (je mets leur nom quand je les vois au générique). L’adaptation n’est pas exempte de fautes d’orthographe mais rien qui gâche la compréhension. Un beau boulot !

 

> Death Stranding (PS4)

Boîte : je ne sais pas

Bien traduit : aucune idée

J’ai pratiqué Death Stranding en Anglais, je ne peux donc pas me prononcer sur la qualité de la traduction. Fin 2019 j’étais très frileux quant aux traductions françaises, et dans le cas de Death Stranding j’ai pris le parti de régler directement ma PS4 en Anglais. Aujourd’hui je ferais différemment.

 

> Slender Threads Prologue (PC)

Boîte : WORDS OF MAGIC

Bien traduit : oui

J’ai trouvé le Français très naturel dans ce prologue. L’adaptation m’a semblé intelligente en ce qu’elle ne cherche pas nécessairement à reprendre la syntaxe, le nombre de mots exacts de la phrase d’origine, mais se permet de l’adapter pour transmettre le fond le mieux possible dans notre langue. Une adaptation très soignée, dont chaque phrase m’a semblé écrite avec beaucoup d’attentions. Un plaisir.

 

> The Forgotten City (PS5)

Boîte : MOGI GROUP

Bien traduit : non

Ça commence mal dès le début avec le choix du sexe traduit en “sélectionner votre corpulence”. Certes, le “select your body type” de la version d’origine demandait de s’intéresser un poil au contexte, mais n’est-ce pas le job d’un traducteur ? Le reste est à l’avenant avec des contre-sens et des mots particulièrement mal traduits (un type qui pour la cité est un boulet, voire un danger, devient dans la bouche d’un PNJ un “inconvénient”). Ça sent très fort le travail fait par une machine. Aussi, dès que le contexte est à prendre en compte, ça part en sucette. Une phrase avec le pronom “they” qui s’étale sur deux écrans, va voir le “elles” du premier écran se changer en “ils” sur le second. Tous les textes ne sont pas honteux, mais même ceux qui sont corrects ne m’ont pas semblé naturels. Une fois que j’ai repéré des erreurs grossières, je perds toute confiance en la traduction et doute de tout : pas cool du tout.

 

> Song of Horror (PS4)

Boîte : BSC EVEREST

Bien traduit : non

Quand je lis “la curiosité a tué le chat” plutôt que “la curiosité est un vilain défaut”, je perds instantanément tout respect pour la traduction en face de moi. Autre exemple, des tiroirs (en Anglais “drawers”) deviennent des dessins (“drawings”)… Une machine était à l’œuvre, ou un humain pressé, incompétent ou ne disposant d’aucun contexte. Dans tous les cas, le résultat est le même : on ne peut pas profiter correctement de ce vidéogiciel en Français.

 

> Apsulov End of Gods (PS5)

Boîte : non créditée

Bien traduit : non

Une nouvelle horreur de traduction. Cela commence dès les paramètres, qui traduisent « invert up-axis » par « inverser l’axe X ». N’importe quel amateur sait pourtant que cette option, standard, est l’inversion de l’axe Y et non de l’axe X. Un contre-sens bien sale pour commencer ; bienvenue chez Apsulov. Un « darling » devient « chérie » alors que le locuteur est une femme s’adressant à son mari… Aucune connaissance du contexte. Le Français approximatif de la traduction des textes descriptifs des modes de difficulté me fait penser que l’on a ici affaire à une machine, ou à un humain sous-payé qui ne connaît pas le Français et/ou le monde des vidéogiciels.

 

> The Medium (PS5)

Boîte : Q-LOC

Bien traduit : oui

Une très bonne traduction. Dommage que le ou la traductrice ne soit pas crédité(e). Une référence implicite à Shining n’a pas échappé à l’érudition du traducteur, tandis qu’il s’est lancé aussi dans une traduction inventive de jeux de mots moquant les nazis (“ils ne servent Aryen”). Clairement un travail humain, soigné, sans fausse note. A une exception près : j’aurais traduit le “time”, de “same place, another time”, transformé ici en “même lieu, autre temps”, par “époque”, “jour”, “moment”, voire “heure”, selon l’écart temporel auquel on fait référence. Garder le “temps” m’a semblé un peu trop littéral et pas si Français pour ce contexte. Mais c’est la seule chose que j’ai notée sur tout le vidéogiciel et ce n’est pas un contre-sens. Bravo !

 

> Project Zero : Le Masque de l’Éclipse Lunaire (Wii)

Boîte Traducteurs : Marie-Elen St-Amant, Tristan Wojciechowski et Stéphane Allostery

Bien traduit : oui

Une traduction d’une qualité d’autant plus incroyable que ce sont des amateurs qui s’en sont chargé bénévolement. Vraiment, j’ai reconnu le style littéraire des précédents volets de la saga ; les fautes d’orthographe sont peu nombreuses ; les textes sont parfaitement français et intelligibles… Un grand merci à eux pour nous avoir permis de découvrir cet épisode qui n’a jamais été distribué en Occident. Sincèrement il est très difficile de penser, en parcourant ce vidéogiciel avec le patch français installé, qu’il s’agit d’autre chose qu’une adaptation exemplaire parfaitement exécutée par des pros du métier. Bravo bravo bravo.

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