Darksiders : Warmastered Edition (PC)

Développé par : VIGIL GAMES (Texas)

Sorti à l’origine en : janvier 2010 (Europe, version PS3)

Comment j’ai pratiqué : 6h56 en mode de difficulté apocalyptique (3 sur 3), sur PC Windows 7 avec la manette 360. 50 images par secondes, résolution 720p. Version « 1.0 cs 2679 ». Textes en Français, voix en Anglais avec sous-titres (il y a un doublage français mais comme j’avais quand même besoin des sous-titres vu que le son est mal mixé dans les cinématiques j’ai préféré mettre les voix originales).

Bidouilles diverses : J’ai ajusté les effets visuels dans les options de manière à tenir de façon plus constante les 50 images par seconde.

Trompé et amené par les forces du mal à provoquer prématurément la fin du monde, Guerre – le premier Cavalier de l’Apocalypse – est accusé d’avoir enfreint la loi sacrée en déclenchant un conflit entre les Cieux et les Enfers. Dans le massacre qui a suivi, Ies forces démoniaques ont battu les hôtes divins et ont jeté leur dévolu sur la Terre.

Convoqué par le Conseil Ardent, Guerre est inculpé pour ses crimes et privé de ses pouvoirs. Déshonoré et confronté à sa propre mort, Guerre se voit offrir la possibilité de retourner sur Terre afin de découvrir la vérité et de punir les vrais responsables.

Traqué par un groupe d’Anges, Guerre doit affronter les forces des Ténèbres, conclure des alliances risquées avec les démons mêmes qu’il poursuit, et parcourir la Terre décimée tout au long de sa quête pour rétablir la vérité.

  • Pouvoir apocalyptique – Déchaînez la fureur de Guerre en combinant attaques brutales et capacités surnaturelles pour décimer ceux qui se trouvent sur votre chemin
  • Arsenal extrême – Utilisez les armes des anges, des démons et des hommes pour semer les chaos alors que vous chevauchez l’étalon fantôme
  • Quête épique – Partez au combat sur une terre infestée de démons dans votre quête pour la revanche et la rédemption
  • Progression du personnage – Partez à la découverte de reliques anciennes et puissantes pour améiorer vos armes, gagner des capacités et mettre à jour votre arsenal
  • Combattez l’Enfer et le Paradis – Combattez ceux qui barrent votre chemin : des forces des anges jusqu’aux hordes de démons[1]

Je viens de décider de m’arrêter après sept heures de pratique. Je suis arrivé jusqu’au « Gué de l’Enclume » (un peu avant la moitié), où la difficulté d’un affrontement contre des soldats volants du Paradis m’a assomé. Il faut dire que j’ai choisi au tout début la difficulté la plus élevée et qu’il n’est plus possible ensuite de la modifier. Mais est-ce grave ? Je ne crois pas, je pense au contraire que c’est pour le mieux. Après avoir recommencé trois ou quatre fois en vain le même passage, je sais qu’il faudrait que je m’acharne et mette beaucoup d’énergie pour triompher, et je ne m’en sens pas la motivation.

Je ne trouve pas le VG pourri du tout. Darksiders est vraiment un clone de Zelda. Alors certes je ne suis pas un fin connaisseur de Zelda, mais j’ai parcouru une bonne partie de Ocarina of Time et je peux dire que Darksiders en reprend beaucoup d’éléments : ces « donjons » remplis d’ennemis et d’énigmes, ces chemins bloqués jusqu’à ce qu’on trouve le bon équipement, cette structure de l’environnement en simili-monde permettant de facilement revisiter toutes les zones, ce personnage évolutif par sa barre de vie et son armement, cette arme de jet dont il faut enflammer en plein vol les projectiles pour activer des mécanismes…

Je n’ai pas accroché à Ocarina of Time mais cela tenait plus à son univers et à son histoire, qu’à son design intrinsèque. Darksiders a pour lui de ne pas être niais, oui, mais je ne suis pas beaucoup plus fan de son ambiance sombre, une espèce de fantasy post-apo avec un héros à la dégaine de barbare et des combats à la violence gore décomplexée (qui me rappelle God of War).

C’est très prenant à pratiquer ; on est toujours actif, soit en train d’explorer de grands environnements, de se battre, de sauter, voler, planer ou de résoudre des énigmes (gentillettes). Le VG est long mais les heures passent vite.

Seulement voilà : dans le fond, je me fiche cordialement ce qu’il peut arriver à Guerre. Les donjons sont sympathiques oui mais est-ce qu’ils apportent vraiment quelque chose à mon existence ? Je ne crois pas. Par conséquent, arrivé à un moment où le VG cesse d’être un divertissement agréable pour devenir une épreuve de force, je préfère jeter l’éponge : le jeu n’en vaut pas la chandelle.

Darksiders est un vidéogiciel très compétent qui offre une version « dark fantasy » de Zelda. Pourquoi pas ? Reste que l'ambiance est trop bourrine à mon goût ; tout cela manque d'humanité, de subtilité, d'émotion. Impossible de me passionner pour la quête de Guerre, un protagoniste monolithique qui ne semble exister que pour trancher à tour de bras des êtres par paquets de dix. Le peu de sens que je trouve à l'expérience ne justifie pas pour moi d'y passer beaucoup de temps et/ou de transpirer dessus.
Verdict = dispensable | ok | vaut le coup ! | énormissime

 

Note(s)

  1. ^ Présentation du magasin Steam.

 

Galerie d’images

01
Le look de certains ennemis est bien dégueu’ : notez la cage à même la chair du monstre avec un petit être vert à l’intérieur !
02
Le menu des options est hyper clair et fonctionnel. Cette édition « warmastered » a fait l’objet d’un grand soin et tourne super bien.
03
C’est surprenant de commencer un VG dont tous les visuels promotionnels transpirent la « dark fantasy » et découvrir une ville américaine moderne tout ce qu’il y a plus banale. Bien sûr très vite les armées de l’Enfer et du Paradis débarquent pour s’affronter et la ville tombe : c’est la fin du monde.
04
On débute en plein cœur de l’apocalypse, alors que Guerre dispose de ses pleins pouvoirs et qu’il peut donc adopter sa forme « gros monstre enflammé ».
05
Les cheveux gris de Guerre font n’importe quoi. Perso si j’étais lui j’envisagerais de passer à la boule à zéro. Ah on me signale dans l’oreillette que c’est justement ce que font la plupart des héros de la génération PS360 ; sans doute pour ne pas avoir à gérer ce genre d’anomalies ?
06
Notre héros, Guerre, n’a pas l’air commode.
07
Nos interlocuteurs sont à peu près tous d’horribles créatures, horribles aussi bien d’aspect que moralement.
08
On dispose d’une attaque pour projeter les ennemis en l’air avec notre épée, ce qui permet de les taper en plein vol sans qu’ils puissent riposter.
09
À certains moments un personnage nous charge de nettoyer la corruption d’une zone, et ça passe par la complétion de plusieurs arènes avec un défi comme ci-dessus. Je trouve ça très ludique car on est bien poussé à s’intéresser aux détails du système de combat dans ces séquences. La justification diégétique de tels challenges est très mince mais je n’en ai pas souffert. De toute façon ce n’est pas vraiment l’humanité des enjeux dramatiques qui étouffe DARKSIDERS, alors bon, qu’une force démoniaque nous lance des défis un peu abstraits dans un contexte par ailleurs bien défini ne me choque pas des masses.
10
J’adore la mécanique de la contre-attaque (de façon générale je veux dire, dans tous les VG). J’aime cette satisfaction d’appuyer sur la touche juste au moment de l’impact et, en lieu et place de subir des dégâts, asséner une puissante contre-attaque dans la figure de mon adversaire.
11
Ces jolies boules bleues permettent de prendre de l’altitude quand on plane au-dessus d’elles avec nos ailes déployées.
12
Une phase à dos de créature ailée avec laquelle on peut tirer des boules d’énergie sur les ennemis et éviter leurs projectiles en se déplaçant latéralement. On ne contrôle pas où l’on va par contre, c’est automatique. Je crois que c’est repompé de PANZER DRAGOON.
13
J’aime bien le look de cette grande cathédrale.
14
Une grande salle qui combine interrupteurs à actionner et sauts sur des plate-formes. Contrairement à ZELDA les sauts ne sont pas automatiques, bravo à DARKSIDERS pour ça.
15
Quelques rares moments bucoliques dans ce monde de désolation infernale.
16
Quelques passages de grimpette sans effort façon « petit singe » telles qu’elles ont été popularisées par la série UNCHARTED. Pas fan du tout pour ma part, puisqu’il s’agit de simple poussage de stick, avec en prime des morts injustes par saut dans le vide de temps à autre parce que le VG n’interprète pas comme nous la direction imprimée sur le stick.
17
De la lave un peu partout. On a connu des environnements plus accueillants, un peu moins hostiles à l’espèce humaine.

 

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